Que penser de la laine? (Versus 02)

versus-02-lancement-octobre-2015

Versus 02, disponible en ligne et en papier.

Le texte que m’avait demandé l’équipe éditoriale du magazine Versus pour leur deuxième numéro vient d’être mis en ligne et est désormais accessible dans son intégralité. Dans le cadre du dossier sur la mode sans cruauté, on m’avait invité à aborder les questions éthiques au sujet de la laine et de la laine recyclée; j’en avais aussi profité pour demander si une collaboration égalitaire et antispéciste était vraiment possible avec les moutons et autres animaux produisant de la laine, puis j’avais conclu en critiquant l’usage de l’expression « suivre comme un mouton » pour son spécisme. Texte rédigé en juin 2015 et publié à l’automne 2015.

Extrait:

Lorsqu’on parle d’exploitation animale, on pense d’abord aux industries de la viande, du lait et des oeufs. On songe à la souffrance des mutilations sans anesthésie, au supplice des stalles de gestation, des cages pour poules et des enclos pour veaux, à l’étouffement dans les camions de transport et à la fin tragique de tous ces animaux à l’abattoir.

On pense moins, il faut bien l’admettre, aux moutons1 dont la laine est tondue pour faire des vêtements. On s’imagine facilement qu’il s’agit d’un procédé relativement inoffensif, semblable à celui de couper des cheveux. J’ai moi-même longtemps pensé ainsi. Alors que la fourrure et le cuir trahissent par eux-mêmes l’abattage d’animaux, il ne semble pas y avoir de sang versé dans la fabrication de laine. Si tel est le cas, que devrait en penser un végane ? Est-ce une exploitation animale comme une autre ou est-ce plutôt une forme de coopération mutuellement avantageuse ?

Vous pouvez lire le texte entier par ici et découvrir de nombreux merveilleux textes (de Martin Gibert, Brigitte Gothière, pattrice jones, Sue Donaldson, David Olivier, Kevin Barralon, Carol J. Adams, Renan Larue, entre autres.) dans le reste du deuxième numéro de Versus.

Et à suivre, au printemps 2017, mon troisième texte pour Versus qui devrait paraître dans le quatrième numéro de ce magazine !