Publications dans Moebius, Versus et Le Médiaphi

Moebius - numéro 144Pour cet hiver 2015, j’ai la chance de publier trois textes, incluant deux qui sont inédits: le premier dans le magazine littéraire Moebius, le deuxième dans la nouvelle revue Versus et le troisième dans la revue étudiante de philosophie Le Médiaphi.

Moebius

La revue littéraire Moebius, dans le numéro 144 piloté par Lora Zepam et portant sur le thème de l’animal, publie mon court essai intitulé « Précis de cruauté » (p. 61-67) dans lequel je tente de définir ce qu’est la cruauté envers les animaux.

Présentation du numéro par Lora Zepam:

Qu’on le méprise ou qu’on le vénère, on a beaucoup de choses à dire sur l’animal, et c’est pourquoi j’ai invité des auteurs à s’exprimer sur le sujet. Leurs réponses, sous forme de poèmes, récits, nouvelles, essais, ont dépassé mes espérances. Autant tel essai sur la cruauté envers les animaux me touche parce qu’il rejoint mes valeurs et mon engagement à ne plus exploiter les animaux, autant tel récit sur l’éviscération d’un cervidé me bouleverse par sa beauté et sa faculté de rappeler que la mort n’est jamais banale.

Disponible le 17 février 2015 | Format papier: 12$ | Format numérique: 8,99$
Lancement le 18 février 2015 à L’amère à boire (2049 rue St-Denis, Montréal) à 17h30.

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W comme dans Welfarisme

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Il y a quelques semaines, j’ai été invité à contribuer au forum Vive les sociétés modernes — Abécédaire en y soumettant une entrée sur le welfarisme. Mon texte est disponible depuis le 10 octobre. Je reproduis ici l’intégralité du texte, mais vous êtes invités à lire le texte sur la page originale, à prendre connaissance des commentaires et à participer si cela vous intéresse.

W comme Welfarisme (en éthique animale)

Le mouvement de défense animale est généralement caractérisé par deux courants majeurs. D’un côté, il existe le mouvement welfariste (de l’anglais welfare qui signifie « bien-être ») qui œuvre à améliorer la qualité de vie des animaux exploités, mais sans remettre en question leur exploitation. De l’autre côté se retrouvent des théories des droits des animaux, entendues comme réclamant des droits fondamentaux et l’abolition de l’exploitation animale. Dans ce court texte, je propose de présenter les grandes lignes du welfarisme ainsi que certaines critiques qui lui sont adressées par les partisans des droits des animaux.

D’emblée, je ne crois pas que plusieurs soient contre la vertu. Je tiens pour acquis qu’il existe un consensus social sur l’idée qu’il ne faut pas faire souffrir inutilement les animaux. Même si certains psychopathes pensent le contraire, au moins, personne ne revendique que l’on pourrait faire encore plus mal aux animaux ou que planter des clous dans la tête d’un chien soit banal, par exemple. On peut certes considérer qu’il y a des causes plus importantes, mais pour le moment, essayons seulement d’analyser la question en soi.

Le problème est que ce consensus social n’est pas traduit dans les faits. De nos jours, les animaux d’élevage sont soumis à de nombreuses pratiques et conditions d’élevage souffrantes vouées à améliorer la productivité, telles que : mutilations sans anesthésie, cloisonnement extrême où les individus captifs peuvent à peine bouger, chaos social, séparation prématurée des mères et des enfants, stress périodique, obésité extrême, etc., et ce, sans oublier la mise à mort planifiée. C’est ce qu’on appelle l’élevage industriel. Et c’est la norme.

Le welfarisme s’inscrit comme une critique de l’élevage industriel qui domine le paysage agricole. En guise de solution, les welfaristes font la promotion d’élevages à petite échelle où les animaux seraient élevés humainement (attention à ne pas confondre avec l’élevage biologique et local : ceux-ci n’incluent pas nécessairement une amélioration du bien-être animal). Ils veulent que les animaux aient joui d’une belle vie avant qu’ils ne soient tués pour devenir de la viande ou qu’ils nous aient donné du lait et des œufs sans souffrir. Le problème se situe alors dans la manière de les élever. Lire la suite

Le libéralisme politique et le pluralisme des conceptions du juste

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Mon article « Le libéralisme politique et le pluralisme des conceptions du juste. Jusqu’où peut aller la tolérance politique? » vient d’être publié dans la revue Les ateliers de l’éthique.

Résumé

Cet article explore les conséquences pour le libéralisme politique de considérer l’existence d’un pluralisme raisonnable au sujet des différentes conceptions du juste. Comment une conception publique de la justice peut se développer malgré un désaccord raisonnable et profond sur les termes mêmes de cette justice ? En comparant le libertarisme, la justice comme équité et l’égalitarisme strict, il sera montré que les concepts fondamentaux de ces conceptions du juste sont essentiellement contestés. En guise de solution, deux conditions seront suggérées afin de faire en sorte que la conception publique de la justice en soit une de tolérance politique : premièrement, elle devra se baser sur une liste de droits minimaux reconnus par les différentes conceptions raisonnables du juste; et deuxièmement, si la conception publique de la justice a pour ambition de se développer au-delà du dénominateur commun, elle devra offrir des mesures compensatoires à ceux supportant des conceptions du juste plus restrictives. À certains égards, cette problématique et ces accommodements s’apparentent à ce qui est déjà proposé au sujet de multiculturalisme.

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