Travailler à l’autre bout du monde

« Chinese Workers & the Toys They Make »: Cette page imgur présente des photos prises dans les usines à jouet en Chine et donne un aperçu des conditions de travail que ces travailleurs et travailleuses doivent endurer, alors que leur situation est purement arbitraire. Qu’ont-ils fait pour aboutir là? Ils sont simplement nés dans un pays avec des conditions plus précaires et qui n’offre pas l’égalité des opportunités ; et ils doivent payer le prix des goûts luxueux et des caprices à bas-prix des Occidentaux.

Si cela peut aider à comprendre cette injustice, il suffit de se rappeler que ça aurait pu être nous. Ces gens-là ne sont pas moins intelligents, ingénieux, talentueux; et même s’ils l’étaient, ça ne changerait rien. Ils ont droit de vivre une vie épanouie, avec de nombreuses options disponibles, différentes perspectives, et du temps de loisir et du temps de famille.

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Selon cet article de The Guardian, leurs conditions de travail sont:

  • un salaire moyen de 220$CAN par mois;
  • travailler jusqu’à 140 heures de temps supplémentaire par mois (alors que la limite légale est de 36h);
  • être souvent payé avec un mois de retard;
  • devoir manipuler des outils et machines dangereux, sans avoir reçu l’entraînement nécessaire pour assurer leur sécurité;
  • travailler en silence;
  • payer une amende de plus de 8$CAN pour aller à la salle de bain sans permission.

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Alors, si c’était nous? Disons qu’on faisait un échange pour un an ou deux. Ou pourquoi ne pas adopter ce principe de justice: on passe la moitié de notre vie dans un pays occidental, puis l’autre moitié dans un pays émergent (ou vice versa). On comprendra mieux le sens des inégalités et, peut-être bien, notre responsabilité collective à cet égard.

Pour ma part, je sens que je n’ai aucunement « mérité » ma position actuelle.

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Je pense que tout le monde est d’accord que cette situation est injuste. Mais alors, que faut-il faire? Je ne pense pas que le but soit de nourrir notre sentiment de culpabilité, ni de se sentir bien parce qu’on se contente de dénoncer cette situation. La sensibilisation est bien sûr la première étape, mais ensuite, il faut tenter d’y remédier, personnellement et collectivement.

Et si on commençait par les écouter? Voici une conférence TED sur le sujet:

Selon vous, quelles seraient les solutions?

Un avis sur « Travailler à l’autre bout du monde »

  1. Ping : Donner des cadeaux: pour qui et pour quoi? | Frédéric Côté-Boudreau

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