Pas de trêve pour Noël

Il est coutume, en temps de guerre, de faire une trêve pour les fêtes importantes. Lorsque les deux États en guerre ont un héritage chrétien, ils s’entendent généralement pour interrompre les hostilités le temps de Noël. Alors que la symbolique de Noël perd de plus en plus sa signification chrétienne, il n’en demeure pas moins que la plupart des personnes non-croyantes voient cette fête comme la journée par excellence pour souligner la paix, l’amitié, la réunion.

Et pourtant, Noël n’est pas une vraie trêve. Il existe une classe de victimes qui continuent d’être violentées en cette journée comme les autres journées de l’année. Elles n’ont pas l’occasion de se reposer une seule journée, de vivre un peu d’amitié, de joie, de compassion, de liberté, de reconnaissance. En fait, il se peut que ces temps-ci, elles soient encore plus sollicitées que le reste de l’année, car elles sont jugées essentielles à certaines traditions. Comme s’il valait la peine de perpétuer des traditions violentes, ou comme si on ne pouvait pas adapter et faire évoluer ces traditions.

Pour ces victimes, c’est la guerre perpétuelle. La seule trêve qu’elles auront, ce sera à leur mort, mort planifiée et tout aussi violente que le reste de leur vie.

bizarro - thanksgiving and christmas

Dessins de circonstance faits par le bédéiste végane Dan Piraro (Bizarro.com).
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Si vous croyez vraiment au mot PAIX, ne serait-ce qu’une journée par année, il serait temps de commencer à l’appliquer. Offrez la compassion et la non-violence. « War is over, if you want it », disait John Lennon. C’est combien vrai!

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Défense d’aider les animaux

Lesli Bisgould - Animals and the Law

Dans son chapitre sur les animaux sauvages, la professeure de droit de l’Université de Toronto Lesli Bisgould écrit:

Tandis qu’une personne a le droit de perturber un animal [sauvage] dans le but de tenter de le tuer, elle ne doit pas le faire dans l’intention d’essayer de l’aider; il est interdit de déranger les animaux « en vue d’empêcher ou de gêner des activités licites de chasse ou de pêche »; toucher ou enrayer tout piège tendu conformément à la législation constitue également une infraction.1

– Lesli Bisgould (2011), Animals and the Law, p. 241

Parallèlement, l’article de Vaughan Black intitulé “Rights Gone Wild” propose une intéressante réflexion sur le fait que la plupart des provinces du Canada ont adopté un droit symbolique à la chasse. Les députés, au lieu de se questionner sur les conséquences imprévisibles de tels statuts, ont plutôt profité de leurs interventions en chambre pour raconter des histoires de chasse, prétendre que la chasse est nécessaire à l’équilibre des écosystèmes (mais sans jamais citer d’études scientifiques à ce sujet), et que c’est bon pour l’éducation des enfants et la famille. Et ils ont même été capables de parler de chasse sans mentionner le mot « kill » (tuer): Lire la suite