Le lendemain de la Journée des femmes

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C’est le lendemain de la journée des femmes. Parle-t-on encore des violences envers les femmes et des injustices sociales, politiques et économiques qu’elles subissent toujours? Ou c’était simplement hier que ça importait?

Plusieurs ont profité de l’évènement d’hier pour souligner à une femme qu’ils connaissaient qu’ils l’admiraient et l’encouragaient. C’est bien (si l’on veut), mais si cette attention ne dure qu’une journée et qu’on reste silencieux par la suite, cela risque plus de reconduire les injustices. Il faut plutôt continuer de parler des contraintes qui sont imposées aux femmes dans différentes sociétés et dans la nôtre, du manque d’opportunités et de reconnaissance qui leur incombe, de la création des genres qui permet de juger les femmes qui ne répondent pas au stéréotype de ce qu’est une femme (et pareillement, des stéréotypes à propos des hommes), des pressions et violences sexuelles qu’elles subissent, et j’en passe. Et il faut dénoncer les attaques contre le féminisme, qui sont trop souvent malformées et méprisantes (et oui, même hier, j’ai vu du bashing contre les féministes…).

L’égalité entre les hommes et les femmes, c’est plus qu’une journée par année. C’est un combat que, femmes et hommes, on doit continuer de porter quotidiennement. Il n’y a pas de honte ni de banalité à se considérer féministe et à prôner l’égalité pour tous, car cela demeure tout aussi important de nos jours.

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Comment tuer la veuve et l’orphelin

Vidéo très émouvant réalisé par Animal Liberation Victoria et Vegan Easy pour honorer la mémoire de ces animaux inconnus qui sont sacrifiés à perpétuité.

Perdre son innocence

Le concept d’innocence joue un rôle fondamental dans notre univers moral. L’une des pires choses qui puisse arriver est qu’une personne subisse un mal sans qu’elle l’ait mérité (si on peut mériter une telle chose). Et c’est pourquoi je demeure constamment surpris que l’innocence soit complètement ignorée lorsqu’on parle d’exploitation animale. Tout à coup, le fait que ces animaux non humains n’aient rien fait pour mériter ce sort n’est même pas un critère digne de considération. « Ils sont faits pour ça », ose-t-on dire, comme si mettre quelqu’un au monde nous autorisait à déterminer le but de sa vie et à l’exploiter. Il s’agit, bien entendu, de la logique de l’oppression, un réflexe psychologique et idéologique pour éviter de trop se remettre en question. Cette attitude n’est malheureusement pas exclusive à l’exploitation animale, car on retrouve trop de parallèles avec les autres formes d’oppression humaine.

Dans un texte magnifique mais combien percutant intitulé « The War on Compassion », la féministe antispéciste Carol J. Adams dresse de nombreux liens conceptuels et historiques entre l’oppression des groupes humains et l’oppression des animaux non humains, et essaie de comprendre comment de tels processus de désensibilisation peuvent se produire. Comment peut-on concevoir que certains groupes méritent d’être exploités et/ou exterminés?

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