Évènements d’éthique animale cet automne 2014

Cet automne s’annonce bien chargé et passionnant pour l’éthique animale dans la région de Montréal!

Festival végane de Montréal

festival végane de montréal 2

Les 26 et 27 septembre prochains à l’UQAM se tiendra le tout premier Festival végane de Montréal. Conférenciers internationaux, démos culinaires toute la journée en continu, kiosques d’informations et organismes, tables rondes de discussion, et bien sûr… dégustations seront tous au rendez-vous! Le Festival végane de Montréal vous offrira l’occasion de découvrir l’alimentation et les habitudes de vie sous un autre jour, en abordant les aspects santé, éthiques et écologiques du véganisme. Que vous soyez végane, végétarien, amateur de cuisine, écolo ou simplement curieux, le Festival végane de Montréal saura à coup sûr vous plaire par son caractère novateur, éducatif et inspirant! Une occasion à ne pas manquer!

  • 26 septembre: conférence du Dr Greger (10$ le billet)
  • 27 septembre: conférences, démos et kiosques (gratuit)
  • Conférences et ateliers de: Anne-Marie Roy, Thomas Lepeltier, Ori Shavit, Steve Jenkins et Derek Walter (les papas d’Esther le cochon), Marie Laforet, Stéphanie Audet, Dominique Dupuis, Adrian Copeland, Antonio Vargas, Jacynthe René, Michel Cusson, Margil Pelletier, Sophie Gaillard, Lucas Solowey, Marion Achoulias, Frances Vicente, Dania Depas et Jamie Berger, Sophie Geoffrion, Shawn Arseneau, Katherine Macdonald, Émilie-L Sauvé, Rosemary Tiklé, Georges Laraque, Isis Gagnon-Grenier, Audrey Sckoropad, Denielle Levy, Caroline Ishii, Jacynthe René, Kristin Voigt, Valéry Giroux, Élodie Ventura, Élise Desaulniers, Sayara Thurston, René Larue, Dany Plouffe.
  • Site Internet: festivalveganedemontreal.com

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Les cas marginaux sont marginalisés

En éthique animale, on fait souvent référence à l’argument des cas marginaux: il existe des êtres humains qui ne possèdent pas les facultés tant prisées par les spécistes, comme la rationalité, la capacité d’agir moralement ou de négocier un contrat social. Ces cas « marginaux » sont les bébés (et dans une certaine mesure, les enfants), certaines personnes ayant une déficience intellectuelle et les personnes âgées en perte de leurs facultés. Nous pensons pourtant que ces personnes sont des patients moraux au même titre que les agents moraux humains, c’est-à-dire qu’ils sont des bénéciaires directs de nos actions morales et qu’ils doivent être inclus dans l’égalité humaine. Il s’agit même d’un truisme de nos sociétés modernes. Il semble donc que les facultés mises de l’avant par les spécistes ne sont pas des critères moralement pertinents, ce qui implique que l’on ne peut moralement exclure les animaux non humains pour ces raisons.

J’estime cependant qu’il faudrait plutôt parler des cas marginalisés. Comme je l’ai écrit à la page 3, note 5, de mon mémoire de maîtrise:

En éthique animale, ces personnes sont généralement caractérisées comme étant les « cas marginaux », mais je trouve cette expression regrettable pour au moins deux raisons. Premièrement, comme le soulignent Donaldson et Kymlicka (2011, 27), cela donne la fausse impression qu’il s’agit d’un petit nombre d’humains, alors que nous avons tous fait partie de cette catégorie lorsque nous étions enfants, et que nous pourrions tous en faire partie de nouveau en vieillissant ou en subissant un accident. Deuxièmement, cela donne l’impression que ces cas sont secondaires, périphériques, voire moins humains, et qu’on peut les aborder en un deuxième temps plutôt que de les inclure directement, dès le premier temps, dans la réflexion morale.

Or, les « cas marginaux » ne représentent ni une exception, ni une classe indésirable de l’espèce humaine. Pour ces raisons, je propose de remplacer cette expression par « cas marginalisés » dans le but de mettre l’accent sur l’idée qu’il s’agit de personnes qui se font écarter par le choix de langage et de théories morales, alors qu’elles ne devraient pas être considérées marginales.

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